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Bail et TAL

Augmentation de loyer au Québec : délais, calcul et avis conformes

Par l'équipe ImmoAdmin8 min de lectureMis à jour le

Il n'y a pas de « plafond » légal unique d'augmentation de loyer au Québec, mais il y a une procédure stricte, des délais d'avis à la journée près, et un tribunal qui fixe le loyer si le locataire refuse. Rater la fenêtre d'avis, c'est renoncer à son augmentation pour une année complète.


Les délais d'avis : la règle d'or

  • Bail de 12 mois et plus : l'avis de modification doit être reçu entre 6 et 3 mois avant la fin du bail. Pour un bail se terminant le 30 juin, la fenêtre va du 1er janvier au 31 mars.
  • Bail de moins de 12 mois : entre 2 et 1 mois avant la fin du bail.
  • Bail à durée indéterminée : entre 2 et 1 mois avant la date où la modification prendrait effet.

L'avis doit être écrit, indiquer le nouveau loyer proposé (en dollars, ou en pourcentage du loyer courant), la durée de reconduction proposée s'il y a lieu, et être transmis de façon à pouvoir prouver sa réception. Un avis oral, ou un texto perdu dans une conversation, ne protège personne.

Comment fixer un montant défendable

Chaque année en janvier, le TAL publie ses pourcentages applicables au calcul des augmentations (par type de chauffage, avec ajustements pour taxes, assurances et travaux majeurs). Ce ne sont pas des plafonds obligatoires, mais c'est la grille que le tribunal applique si le dossier se rend en fixation. Une augmentation appuyée sur ce calcul (taxes municipales et scolaires réelles, primes d'assurance, travaux capitalisés) est très difficile à contester. Utilisez l'outil de calcul officiel du TAL, ou un logiciel qui prépare le calcul avec vos dépenses réelles.

La réponse du locataire : 1 mois, trois options

  • Accepter (ou ne pas répondre) : sans réponse dans le mois suivant la réception de l'avis, le locataire est réputé avoir ACCEPTÉ la modification. Le bail se reconduit au nouveau loyer.
  • Refuser et rester : le locataire refuse par écrit mais demeure dans le logement. Le locateur a alors 1 mois après la réception du refus pour demander au TAL de fixer le loyer. S'il ne le fait pas, le bail se reconduit à l'ANCIEN loyer.
  • Quitter : le locataire avise qu'il ne renouvelle pas et quitte à la fin du bail.

Immeubles neufs : la restriction de la section F

Si le logement est dans un immeuble construit depuis 5 ans ou moins (ou dont l'usage a changé depuis 5 ans ou moins) ET que la section F du bail a été remplie, le locataire ne peut pas faire fixer le loyer par le TAL : il peut accepter l'augmentation ou quitter. Cette mention doit avoir été cochée au bail dès le départ : on ne peut pas l'ajouter après coup.

Questions fréquentes

Ce guide est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique. Les règles, délais et montants peuvent évoluer : vérifiez toujours l'information à jour auprès du Tribunal administratif du logement (TAL) ou d'un professionnel du droit avant d'agir.

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